Messi est un géant

Messi est un géant
MESSI BALLON D'OR 2009

Lionel Messi a été récompensé de son talent et de son éblouissante saison en remportant le Ballon d'Or 2009. L'Argentin aurait pu ne jamais jouer au football en raison de sa petite taille. Aujourd'hui, grâce au FC Barcelone, il est devenu un géant.

Un véritable plébiscite. Que Messi remporte le Ballon d'Or 2009 n'a rien d'une surprise. Avec un triplé Championnat-Coupe-Ligue des champions et les deux Supercoupes à son palmarès cette saison, la star du FC Barcelone était destiné à recevoir la récompense individuelle suprême du footballeur. Au même titre que Xavi, Andres Iniesta ou encore Samuel Eto'o diront certains. Eux-aussi ont apporté une grande contribution aux succès du club catalan. Mais si l'Argentin a supplanté tous les autres prétendants avec 473 points sur 480 possibles, c'est qu'il a quelque chose en plus et ça ne se résume pas à son titre de meilleur buteur de la Ligue des Champions (9 buts). Quelque part, il incarne tout simplement l'universalité du football. La probabilité qu'il devienne professionnel était déjà très faible, celle de le voir proclamé icône mondiale du ballon rond carrément infime. Mais ce sport, plus que les autres, est fait de destins fabuleux. Celui de Messi en est la plus belle preuve.

Victime d'un problème de croissance dans son enfance, le gamin de Rosario était parti pour vivre dans l'ombre. C'est un pari improbable tenté par le FC Barcelone qui l'a propulsé en pleine lumière. Et l'amour d'une grand-mère qui s'est battu pour que son petit-fils joue au football. Elle a ainsi convaincu les dirigeants de Grandoli, le club de son village, de faire passer des tests au gamin de cinq ans à l'époque. "Leo" montre des qualités hors du commun pour son âge et attire l'attention des recruteurs de Newell's Old Boys, l'un des clubs phares de Rosario, qu'il rejoint en 1995. Mais sa petite taille inquiète. A 10 ans, il ne mesurait que 111 centimètres et les médecins ne le voyaient pas dépasser 1,50 mètre à l'âge adulte. Une taille rédhibitoire pour le football. Son avenir dans ce sport passe par un traitement hormonal. Mais sa famille est pauvre, et aucun club argentin ne semble disposé à vouloir lui financer ces soins alors qu'une crise économique sans précédent sévit dans le pays à l'aube du nouveau millénaire. Barcelone est prêt à le faire. Carles Rexach, le recruteur du Barça, a entendu parler du petit génie et décide de le faire venir en Catalogne pour le voir à l'oeuvre. Nous sommes en juillet 2000, et "Charly" comprend tout de suite que le potentiel de Messi est sans limite. "Léo" intègre la Masia, le centre de formation du club catalan, qui finance le traitement de son nouveau pensionnaire et permet à sa famille de l'accompagner en Espagne. L'histoire est en marche.

38 buts en 51 matches

Après quatre ans passés à travailler ses gammes, le petit Argentin est lancé dans le grand bain à l'occasion d'un derby contre l'Espanyol, en octobre 2004. Mais c'est en 2005 que le monde découvre ce nouveau joyau. Arrivé au Mondial des moins de 20 ans dans un quasi-anonymat, Messi explose, passant du statut de remplaçant en début de tournoi à celui de champion, meilleur joueur et meilleur buteur de l'épreuve à son terme. Barcelone sent que son joyau va susciter les convoitises et annonce la couleur en prolongeant son contrat jusqu'en 2010, avant de l'intégrer à l'équipe première. "Léo" explose dès la saison suivante, envoyant Ludovic Giuly sur la touche pour inscrire 17 buts en 36 matches, dont un triplé qui permet au Barça d'arracher un nul lors du clasico face au Real (3-3), à dix contre onze. Surtout, il inscrit un but qui fait le tour du monde face à Getafe, tant sa ressemblance est frappante avec celui inscrit 20 ans plus tôt par Maradona face à l'Angleterre, en quart de finale du Mondial mexicain. Et comme il marque également de la main au cours de la même saison, les comparaisons avec El Pibe de Oro fusent plus que jamais, et le suivront certainement toute sa vie. La saison suivante marque le déclin du FC Barcelone, celle d'après le confirme et aboutit à une révolution. L'ère Ronaldinho se termine en eau de boudin, celle de Messi peut commencer. Et de quelle manière.

Auréolé d'un titre de champion olympique à Pékin, l'Argentin hérite du numéro 10 du Barça du nouvel entraineur, Josep Guardiola. Il devient le joueur clé d'une équipe qui restera à jamais dans l'histoire pour avoir remporté toutes les compétitions dans lesquelles elle était engagée et pratiqué un football de rêve, au sein duquel le talent de Messi s'exprime pleinement. "Léo" est incontournable dans tous les succès du Barça avec 38 réalisations en 51 matches, toutes compétitions confondues. Il inscrit notamment deux buts et délivre une passe décisive lors d'un Clasico humiliant pour le Real Madrid (2-6) qui scelle le sacre catalan en championnat. La cerise sur le gâteau, c'est évidemment cette tête victorieuse du petit bonhomme de 169 centimètres en finale de la Ligue des Champions face au tenant du titre, Manchester United (2-0). Depuis ce jour, il était écrit qu'il serait le premier Argentin à décrocher le Ballon d'Or. Troisième en 2007, deuxième en 2008, il obtient enfin ce trophée en 2009 en succédant à Cristiano Ronaldo, son dauphin au classement, relégué à 240 points. Une marge de géant, à l'image du talent de Messi. L'Argentine attend désormais qu'il le confirme en sélection.
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# Posté le mardi 01 décembre 2009 17:38

Arsenal 2-0 Middlesbrough

Arsenal 2-0 Middlesbrough
Ce week-end, Arsenal s'est imposé sur sa pelouse de l'Emirates Stadium 2 à 0 face à Middlesbrough pour le compte de la 34e journée de Premier League.

Un score qui reflète bien la physionomie de cette partie, dominée par les Gunners et dont le capitaine, Cesc Fabregas, sera buteur par 2 fois pour une victoire tranquille.

Le premier but intervient à la suite d'une fabuleuse action, conclue par un service parfait d'Arshavin pour son capitaine. Le milieu de terrain espagnol signe son doublé en seconde mi-temps, en dribblant plein de sang froid le gardien adverse, avant de conclure dans le but vide.

C'est avec dix points d'avance sur Aston Villa qu'Arsenal peut désormais se tourner vers son match de ligue des champions (les gunners affronte mercredi soir Manchester United en demi finale aller de la Champion's League).

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# Posté le mardi 28 avril 2009 17:35

LILLE 1-2 OM : IRRESISTIBLES !

LILLE 1-2 OM : IRRESISTIBLES !
Les Olympiens ont décroché à Lille une superbe sixième victoire consécutive, reléguant Lyon à 6 points et mettant une pression terrible sur Bordeaux (virtuellement à 5 pts) avant son déplacement de mercredi à Rennes.
Rien ne résiste à ces Olympiens. Un penalty a été sifflé contre eux. Deux autres leur ont été refusés. Ils ont été menés au score sur la pelouse de l'équipe la plus performante à domicile, laquelle abattait dimanche une de ses dernières cartes pour la 3e place. Et pourtant, de ce match-là, les Marseillais sont de nouveau sortis vainqueurs. Réalisant un nouveau pas vers un objectif qui n'a pas fini de donner le tournis à tout un peuple.

Un succès qui ne doit rien au hasard. Les joueurs d'Erik Gerets ont allègrement mérité leurs trois points. Car, déjà, ils ne sont pas retombés dans leur travers des débuts de rencontre en demi-teinte. Ils furent au contraire épatants. Une franche maîtrise du sujet qui coupa le sifflet aux Nordistes. Cela dura une bonne grosse demi-heure. Et durant celle-ci, Niang aurait pu sur la même action, soit marquer (sa tête finira légèrement au-dessus), soit bénéficier d'un penalty (son bras ayant été retenu, ce qui l'empêcha de cadrer).
Le pressing volontaire du collectif marseillais avait permis à l'équipe de se positionner très haut sur le terrain. Tandis que le dynamisme de Valbuena en électron libre créait des brèches dans les petits espaces.
Il y avait de la vitesse, de la vie. Les Olympiens semaient, et s'attendaient à récolter quand Lille eut une balle de but qui aurait pu briser l'élan. Sur une contre-attaque, Kaboré voulut dégager de la tête un centre de Balmont, mais son bras fut sur la trajectoire. Ce penalty pouvait reconfigurer la partie, et installer le LOSC en ordonnateur. Mandanda refusa en repoussant la frappe de Michel Bastos (39e).
Un tournant ? un avertissement ? Un peu des deux, se disait-on à la pause. Cela avait été sans frais. Le début de seconde période l'était moins. Dans une action collective à une touche de balle, Vittek trouvait Hazard dans le dos de Civelli, et le Lillois trompait Mandanda (1-0, 49e).
Un autre match commençait. Sauf que les Olympiens reprenaient leur fil d'Ariane. Celui du jeu et du pressing. Sur un bon centre de Kaboré (comme à Lorient !), Cheyrou reprenait victorieusement de volée au deuxième poteau (1-1, 54e).
Dans une lutte aussi serrée, un résultat nul ne pouvait suffire pleinement au bonheur marseillais. Il fallait plus. Il fallait la victoire. Et donc un but de plus. Trois minutes à peine plus tard, Ziani venait chaparder un ballon à Cabaye au milieu du terrain, pour servir Valbuena parti à grandes enjambées. Ce dernier plaçait Niang, et le Sénégalais logeait le cuir hors de portée de Malicki (1-2, 57e).
En deux coups rapprochés, l'OM avait fait la bascule. Son destin penchait vers le succès. En deux fois (par Ziani puis Niang) il aurait même pu l'incliner davantage. Et même si Civelli dut, tout de même, sauver sur sa ligne, la fin de la partie ne remit rien de suffisant dans la balance pour contrarier la victoire. Celle d'un collectif qui dégage, match après match, une sérénité, des certitudes et une force tout bonnement impressionnantes.


Classement:


1 Marseille 67
2 Bordeaux 62
3 Lyon 61
4 Paris SG 60
5 Toulouse 57
6 Lille 56
7 Rennes 51
8 Nice 47
9 Monaco 43
10 Auxerre 43
11 Grenoble 41
12 Lorient 39
13 Nancy 39
14 Le Mans 38
15 Valenciennes 37
16 Sochaux 33
17 Nantes 33
18 Saint-Etienne 32
19 Caen 31
20 Le Havre 21

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# Posté le mardi 28 avril 2009 17:12

AJA 0-2 OM : L'OM DEGELE SES POSITIONS

AJA 0-2 OM : L'OM DEGELE SES POSITIONS
Sur une pelouse difficile, l'OM a dégelé à Auxerre ses positions au classement en s'imposant 2-0. Un succès qui lui permet de revenir à 4 pts de Lyon, tenu en échec par Lorient (1-1)
Conquise dans le froid, la victoire olympienne réchauffe. Même si le nul obtenu à Gerland n'était évidemment pas une contre-performance, les joueurs d'Erik Gerets étaient en quête de succès (dans le temps réglementaire) depuis le 6 décembre. Ils l'ont décroché dans l'Yonne. Bouclant, comme une cerise (glacée bien entendu) sur le gâteau, une année complète sans défaite à l'extérieur.
Comme à Besançon la semaine dernière, on pourra s'interroger sur les motivations qui auront dicté la décision de disputer cette rencontre sur le béton (glissant qui plus est) de l'Abbé-Deschamps. Heureusement, il n'y a pas de blessé à déplorer, et la victoire fut au rendez-vous. Deux satisfactions. La première n'étant pas à minorer dans la période actuelle qui a quand même vu samedi le coach marseillais laisser à la maison Cana, Niang, et Koné. Tous touchés à des degrés divers. Rien que cela.
Cela placera naturellement la météo au second plan dans les discussions dimanche. Même si un rappel de ces conditions permettra de louer le mérite des deux formations.
L'OM comme l'AJA ont fait comme elles ont pu. Et plutôt bien que mal, d'ailleurs. Malgré des appuis aléatoires, et des retombées au sol redoutables, elles ont fourni ce que l'on pourra appeler un spectacle sportif. Un suspens en tout cas. Et même du jeu. Notamment grâce à Zenden et Ziani côté marseillais. Les deux ZZ de l'OM tirant remarquablement leur épingle du jeu, grâce à une technique au-dessus de la moyenne.
Les Olympiens signèrent d'ailleurs leurs deux buts sur action de jeu. Le premier, en fin de première période, par Samassa de la tête sur un centre parfait de Zenden. L'ancien manceau s'élevant plus haut, et de manière plus opportune, que les quatre icaunais qui l'encerclaient.
Le deuxième compléta la marque à un quart d'heure de la fin. Un une-deux Ziani-Bonnart vit ce dernier servir Valbuena, plein axe, pour une reprise victorieuse (0-2, 76e).
Un deuxième but qui offrit définitivement le succès dans une mi-temps plus difficile pourtant pour l'OM. Si la première avait été bien maîtrisée, la seconde fut plus à l'avantage d'Auxerre. Mandanda, dans deux parades réflexes assez exceptionnelles, maintint son équipe sur orbite.
Et un poteau à la dernière seconde empêcha les Bourguignons de sauver l'honneur.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 11:58

BESANCON 1-1 OM (4 tirs au but à 5) CE FUT TRES DUR

BESANCON 1-1 OM (4 tirs au but à 5)  CE FUT TRES DUR
L'OM s'est qualifié aux tirs au but à Besançon. En 16es de finale de la Coupe de France, les Olympiens iront à Concarneau (CFA2) ou à Lyon.

Tout est bien qui finit bien. Avec le temps, et si d'aventure le parcours en Coupe de France s'étire au printemps, il ne restera plus que ça de ce 32e de finale. L'histoire ne retient que les résultats. Et quand il ne s'agit pas d'exploit, ils sont aussi froids que l'aura été le climat dimanche soir dans le Doubs.
Des conditions difficiles. Le mot est faible. On n'a pas, exactement, assisté à 120 minutes de football. Il y eut aussi des moments de patinage, et ce n'était pas forcément très artistique.
Qu'il fut complexe de trouver des appuis, de changer de trajectoire dans les courses. Un vrai casse-tête ! Et ces remarques valent pour les deux équipes. Comme le dira après le match Erik Gerets, il ne s'agit pas là de chercher des raisons, teintées d'excuses, aux difficultés olympiennes à s'imposer dans le temps règlementaire. Même si, bien entendu, s'il est difficile de « jouer » (au sens large) sur une pelouse gelée, il l'est encore plus de « faire le jeu ». Rôle logiquement abandonné à l'OM par les Bisontins. Ces derniers se regroupant, notamment dans l'axe, pour fermer la route de leur but.
De fait, les Phocéens durent littéralement arracher la qualification aux Francs-Comtois. Ceux-là, exemplaires au possible, y ont cru dur comme fer pendant vingt bonnes minutes. Le temps que l'OM aura mis pour annuler son retard et s'offrir l'espoir des prolongations.
Espoir, car les joueurs d'Erik Gerets sont revenus de (très) loin face à Besançon. Comme de coutume en coupe de France, les pensionnaires du CFA ont joué crânement leur chance. S'efforçant de gommer, à grand renfort d'huile de coude et d'enthousiasme, la différence hiérarchique.
Mais il n'y aura pas, au final, de « remake de Carquefou ». L'idée était pourtant dans l'air glacial du stade Léo-Lagrange. Surtout une fois que Zubar, en revenant à grandes enjambées sur Rangdet, voulut dégager son camp mais trompa son gardien (1-0, 66e). D'autant qu'Hamouma eut ensuite le but du KO au bout des crampons. Mais en prenant trop son temps, il en laissa suffisamment à Taiwo pour lui revenir sur les talons, et sauver son équipe.
La soirée du Nigérian ne se limita pas à ce seul coup d'éclat. Il remit, peu après, ses partenaires sur les bons rails, en transformant le penalty que l'OM avait obtenu sur un centre de Ziani contré de la main par Goyou (1-1, 84e). Malgré un contexte où la bienveillance accompagne parfois (trop) les « petits », l'arbitre avait pris la juste décision. Elle allait tout changer.
Car dès lors, les Marseillais parvinrent à mettre totalement le pied sur le ballon. Ne concédant plus d'occasions, et au contraire, multipliant les coups de butoir sur le but bisontin. Essentiellement en passant par les côtés, qu'animaient Ziani, Koné et un excellent Taiwo. Malheureusement, les Olympiens péchaient cruellement à la réception de ce feu nourri de centres aériens.
Il fallut donc se résoudre à ce que les tirs au but départagent un OM dominateur d'un Besançon valeureux. Après un sans-faute de part et d'autre, Mandanda sortit le tir de Rangdet. Puis Cheyrou tourna la page de ce 32e de finale. Pour l'OM, tout est bien qui finit bien.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 11:51